Cas types

Cas type : berline de direction à 52 000 €, essence ou électrique face à la fiscalité

Cas type fictif et chiffré pour comparer une berline de direction essence et électrique à 52 000 € TTC. Le différentiel se joue sur le malus, le plafond d’amortissement et les taxes annuelles.

Par Claire Publié le 4 min de lecture
Berline blanche vue de l’arrière, garée devant un bâtiment moderne
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Situation

Cas type fictif et générique. Une entreprise achète au 1er mars 2026 une berline de direction à 52 000 € TTC. Elle compare deux motorisations sur trois postes fiscaux qui pèsent vite sur le budget : le malus à l’immatriculation, l’amortissement déductible et les taxes annuelles.

Le principe du cas est simple : garder un prix d’achat identique et mesurer ce que la fiscalité permet, ou empêche, de déduire. C’est souvent là que l’écart se creuse, bien avant la revente.

Hypothèses retenues

Version essence

  • 145 g de CO2 WLTP
  • 1 650 kg
  • vignette Crit’Air 1
  • carburant : 2 590 € TTC par an
  • entretien : 800 € par an

Version électrique

  • 0 g de CO2
  • 2 050 kg
  • version éligible au score environnemental
  • électricité : 900 € TTC par an
  • entretien : 500 € par an

Dans les deux cas, le véhicule est une voiture de tourisme, achetée 52 000 € TTC et amortie en linéaire sur 5 ans à partir du 1er mars 2026.

Résultats donnés par l’outil

Malus à l’immatriculation

La version essence supporte un malus 2026 de 4 629 €¹. Ce montant se décompose en 3 119 € de malus CO2 et 1 510 € de malus au poids.

La version électrique ressort à 0 € : l’outil n’applique aucun malus aux voitures électriques.

VersionMalus CO2Malus au poidsTotal malus 2026
Essence3 119 €1 510 €4 629 €
Électrique0 €0 €0 €

Amortissement déductible

Le plafond fiscal change nettement la lecture du coût. Pour la version essence, le plafond est de 18 300 € pour 145 g. Sur une dotation annuelle de 10 400 €, 3 660 € sont déductibles et 6 740 € doivent être réintégrés en année pleine. En 2026, sur 306 jours, la dotation est de 8 719 €, dont 3 068 € déductibles et 5 651 € à réintégrer. Sur toute la durée, l’amortissement déductible atteint 18 300 € et la part réintégrée 33 700 €.

Pour la version électrique, le plafond est de 30 000 €. En année pleine, 6 000 € sont déductibles et 4 400 € à réintégrer. En 2026, la dotation est de 8 719 €, avec 5 030 € déductibles et 3 689 € à réintégrer. Sur toute la durée, l’amortissement déductible atteint 30 000 € et la part réintégrée 22 000 €.

Si vous souhaitez replacer ce mécanisme dans une logique budget globale, le calculateur TCO du site réunit dans un même calcul financement, énergie, entretien et taxes.

VersionPlafondDéductible sur la duréeRéintégré sur la durée
Essence18 300 €18 300 €33 700 €
Électrique30 000 €30 000 €22 000 €

TVA sur l’énergie

La TVA n’est pas récupérable sur l’achat d’une voiture de tourisme. En revanche, l’énergie change la donne.

  • version essence : 345,33 € de TVA récupérable par an sur le carburant, sur la base de 80 %
  • version électrique : 150 € de TVA récupérable par an sur l’électricité, sur la base de 100 %

Taxes annuelles sur l’affectation

La version essence supporte 1 310 € pour 2026, calculés sur 306 jours d’affectation, soit 83,8 % de l’année. Le total se décompose en 1 201 € de taxe CO2 et 109 € de taxe polluants. Pour une année pleine en 2027, le montant passe à 1 586 €. Ces taxes ne sont pas déductibles².

La version électrique ressort à 0 €.

Version20262027 année pleineDéductibilité
Essence1 310 €1 586 €Non déductible
Électrique0 €0 €Sans objet

Enseignements du cas

À prix d’achat égal, l’écart fiscal penche clairement en faveur de la version électrique. Sur la durée, elle permet de déduire 11 700 € d’amortissement de plus que la version essence, soit 30 000 € contre 18 300 €.

Avec un taux d’impôt de 25 %, cela représente 2 925 € d’impôt en moins, calculés à partir des résultats de l’outil. À cela s’ajoutent 4 629 € de malus évités à l’immatriculation et des taxes annuelles nulles, quand la version essence supporte 1 310 € en 2026 puis 1 586 € par an.

Le point clé tient au plafond. Avec 145 g de CO2, la version essence reste bloquée à 18 300 €. Ce plafond pèse sur le montant déductible, même si le véhicule est acheté 52 000 € TTC.

Pour approfondir le sujet côté fiscalité de flotte, le dossier sur les seuils du malus 2026 et leur coût pour les flottes permet de relier ce cas type à une politique plus large d’entreprise.

Refaire le calcul

Chaque lien ouvre l’outil avec les hypothèses de ce cas type déjà saisies : il suffit de changer une valeur pour tester votre propre situation.

Limites du calcul

Ce cas type ne prend pas en compte l’avantage en nature du bénéficiaire, ni la valeur de revente, ni l’écart de prix réel entre les deux versions. Il ne dit donc pas tout du coût total.

Autre point à garder en tête : la part d’amortissement non déduite reste prise en compte pour calculer la plus ou moins-value à la revente. Le raisonnement fiscal ne s’arrête pas au moment de l’achat.

Sources

1. Service-public, malus CO2 et malus au poids

2. Légifrance, article 39 du CGI, amortissements et taxes non déductibles

Rédigé par

Claire

Ex-DAF en ETI, Claire traduit la complexité fiscale et réglementaire en décisions opérationnelles pour dirigeants et DRH. Elle structure des guides pas-à-pas, calcule l'impact TCO et sécurise chaque choix par des sources vérifiables. Son credo : des car policies claires, mesurables et applicables dès demain.