Le bonus écologique 2026 renforce l’attractivité financière des véhicules électriques pour les ETI
En 2026, le bonus écologique franchit un palier significatif en passant à 5 700 euros, un levier financier crucial pour les entreprises de taille intermédiaire (ETI) engagées dans l’électrification de leurs flottes.
Ce bonus s’applique dès la première immatriculation, incluant aussi bien l’achat que la location longue durée (LLD). Ainsi, le coût total de possession (TCO) bénéficie d’un avantage immédiat avec l’intégration du bonus dans les loyers, ce qui simplifie la gestion budgétaire des flottes.
L’éco-score, introduit en 2024, valorise désormais la production européenne à faible empreinte carbone. Cette mesure exclut ou pénalise les véhicules importés de zones à forte intensité carbone, incitant les ETI à s’orienter prioritairement vers des véhicules fabriqués sur le continent.
Le bonus cible principalement les segments citadins et compacts, qui représentent environ 70 % des usages professionnels courants, rendant ces catégories particulièrement attractives pour optimiser l’équipement des flottes ETI.
Par ailleurs, la fiscalité thermique se durcit avec le malus CO2 abaissé à 108 g/km, un malus poids à partir de 1 600 kg, et une hausse progressive de la taxe sur les véhicules de sociétés (TVS). Cela influe directement sur la compétitivité des véhicules thermiques et des hybrides non rechargeables, renforçant l’intérêt économique des véhicules électriques.
Choisir les modèles adaptés selon les usages professionnels et profils de mobilité des ETI
Usages urbains et trajets courts : citadines et compactes
Pour les déplacements majoritairement urbains ou de courte distance, les modèles comme la Renault 5 E-Tech, la Citroën ë-C3, et la Dacia Spring s’imposent. Ces véhicules offrent une autonomie d’environ 400 km, un coût maîtrisé et une logistique simplifiée pour les recharges, répondant parfaitement aux besoins typiques de mobilité des collaborateurs sur de courtes distances.
Commerciaux grands rouleurs : SUV compacts électriques
Les représentants nécessitant une autonomie accrue et un confort supérieur préfèrent les SUV compacts tels que le Kia EV4 ou le Skoda Elroq. Ces véhicules combinent une autonomie élevée, une recharge rapide grâce aux architectures 800V, et un rapport qualité-prix pertinent, indispensables pour les longues distances et les multiples rendez-vous.
Cadres et dirigeants : berlines premium électriques
Pour les fonctions à responsabilité, les berlines haut de gamme comme l’Audi A6 e-Tron ou la Mercedes CLA Shooting Brake allient autonomie étendue (jusqu’à 700 km), performances techniques avancées et image valorisante. Ces modèles sont adaptés à des profils exigeants en termes de confort et de technologies embarquées.
L’adaptation aux spécificités métiers requiert d’intégrer des critères tels que le remorquage, le volume de chargement, ou la fréquence des trajets afin d’affiner le choix des véhicules électriques les mieux adaptés aux besoins professionnels.
Les avancées technologiques facilitent une électrification efficace des flottes ETI
La généralisation des architectures électriques à 800 volts rend possibles des recharges ultra-rapides, en seulement 20 minutes pour plusieurs centaines de kilomètres d’autonomie, un confort indispensable pour les véhicules utilisés intensivement au quotidien.
À compter de 2026, l’obligation d’installer des bornes de recharge de 400 kW tous les 60 km sur les axes autoroutiers européens, associée au développement des réseaux Ionity, Tesla Supercharger et Total Energies, supprime les freins liés à l'autonomie, apportant sérénité pour les flottes longue distance.
En complément, le programme Advenir finance jusqu’à 50 % des coûts d’installation des bornes en entreprise, facilitant considérablement la mise en place des infrastructures nécessaires.
L’offre de véhicules électriques se renforce en termes d’abordabilité, avec des modèles accessibles sous 25 000 euros et des autonomies croissantes, ce qui favorise la substitution progressive des véhicules thermiques dans les ETI.
Cependant, une analyse rigoureuse des profils d’usage reste indispensable pour garantir une électrification cohérente : audit des kilomètres, des trajets et des contraintes métiers optimise le dimensionnement des infrastructures et sécurise la planification sur un horizon de 3 à 5 ans.

Le coût total de possession (TCO) privilégie nettement les véhicules électriques pour les flottes ETI en 2026
Un véhicule électrique (VE) utilisé professionnellement sur un cycle de 4 à 5 ans peut présenter un TCO inférieur de 20 à 25 % par rapport à un véhicule thermique équivalent. Cette économie repose sur plusieurs facteurs : intégration du bonus écologique, aides à l’installation des infrastructures de recharge, et coûts d’entretien réduits.
L’intégration du bonus écologique dans les loyers de location offre une meilleure visibilité et maîtrise des coûts pour les gestionnaires de flotte, favorisant une planification financière fiable.
Le durcissement fiscal des véhicules thermiques accentue la charge financière via la TVS et les malus sur le CO2 et le poids, rendant ces véhicules de moins en moins compétitifs.
Pour maîtriser le TCO, il faut absolument combiner les avantages fiscaux avec une adéquation précise des modèles aux profils de mobilité, évitant ainsi les surcoûts liés à un surdimensionnement ou l’achat de véhicules non conformes aux besoins réels.
Voici quelques recommandations pratiques :
- Réaliser un audit d’usage précis de la flotte
- Privilégier les modèles européens conformes à l’éco-score
- Anticiper la gestion des infrastructure de recharge en lien avec les aides existantes
- Utiliser des outils spécialisés comme ceux proposés par Beev pour simuler le TCO
Ces bonnes pratiques assurent une transition fluide et économiquement optimisée pour les ETI.
Anticiper la transition dès 2025-2026 pour sécuriser la rentabilité des flottes sur le moyen terme
Pour sécuriser la rentabilité des flottes, il est impératif d’engager la transition vers les véhicules électriques dès 2025-2026. Voici un guide pas à pas :
- Effectuer un audit détaillé des besoins : analyse des kilomètres parcourus, types de trajets, et contraintes des collaborateurs.
- Identifier les modèles éligibles au bonus en fonction de l’éco-score, du lieu de production et des caractéristiques techniques, notamment autonomie et puissance de recharge.
- Calculer le TCO en intégrant toutes les aides financières disponibles : bonus écologique, aides régionales, programme Advenir, ainsi que les économies sur entretien et énergie.
- Adapter la car policy en favorisant les segments citadins et compacts pour les usages courants, et les SUV ou berlines premium pour les profils nécessitant confort et autonomie étendue.
- Planifier le déploiement des infrastructures de recharge en profitant des subventions offertes, avec une attention portée à la compatibilité avec les modèles retenus.
- Recourir à des solutions expertes comme Beev, qui permettent de simuler les coûts, suivre l’éligibilité des modèles, et optimiser le renouvellement de la flotte sur un horizon de 3 à 5 ans.
Ne pas anticiper cette transition signifie prendre le risque d’augmenter significativement les coûts dès 2027, avec l’exclusion de certains véhicules du bonus et des délais de livraison qui s’allongent.

Sources
- Beev.co - Analyse de l’augmentation du bonus écologique en 2026 - https://www.beev.co/blog/professionnels-electrique/augmentation-du-bonus-ecologique-en-2026
- Les Echos - Sélection de voitures de fonction automne-hiver 2026 - https://www.lesechos.fr/thema/articles/voitures-de-fonction-notre-selection-automne-hiver-2026-2198555
- Beev.co - Fiscalité automobile 2026 - https://www.beev.co/blog/fiscalite/fiscalite-automobile-2026-ce-que-le-plf-change-pour-les-vehicules-dentreprise-et-les-flottes