Un barème 2026 stable, et c’est justement ce qui compte

Le barème des indemnités kilométriques applicable en 2026 ne change pas par rapport à 2025. La base reste donc celle déjà revalorisée de 5,4 % en 2023, puis reconduite à l’identique. Pour les entreprises, les salariés et les dirigeants qui déclarent leurs frais réels, cette stabilité simplifie les calculs et limite les ajustements de budget d’une année sur l’autre.¹

Le principe reste le même : le barème sert à valoriser l’usage professionnel d’un véhicule personnel. Il intègre plusieurs postes de coût que vous n’avez pas à ventiler un par un : dépréciation du véhicule, entretien, réparation, pneumatiques, carburant et assurance. En revanche, les frais de péage et de stationnement restent à part et peuvent être ajoutés si vous disposez des justificatifs.

Ce que couvre réellement l’indemnité kilométrique

Le barème a une logique simple, mais il ne rembourse pas tout. Il sert à couvrir le coût d’usage du véhicule, pas les frais annexes du trajet. Dans une politique de mobilité, cette distinction évite les malentendus entre ce qui relève du forfait kilométrique et ce qui doit être remboursé séparément.

  • Inclus : usure du véhicule, entretien, réparations, pneumatiques, carburant, assurance.
  • Exclus : péages, stationnement, à traiter à part sur justificatifs.
  • Base de calcul : la puissance fiscale et la distance annuelle parcourue.

Pour un dirigeant ou un salarié, cela change vite le raisonnement budgétaire. Le barème ne se lit pas comme un simple coût au kilomètre, mais comme un outil de cadrage des frais professionnels. Pour un cadrage plus large des arbitrages de flotte, vous pouvez aussi vous appuyer sur notre comparatif entre indemnités kilométriques et voiture de fonction.

Comment calculer les indemnités kilométriques pour un véhicule thermique

Pour les voitures thermiques, les hybrides non rechargeables et les véhicules à hydrogène, le calcul repose sur deux éléments : les chevaux fiscaux et le kilométrage annuel professionnel. Le barème 2026 conserve trois tranches de distance :

  1. jusqu’à 5 000 km
  2. de 5 001 à 20 000 km
  3. au-delà de 20 000 km

La logique est progressive. Plus le kilométrage augmente, plus la formule change, afin d’éviter un simple coût linéaire qui ne tiendrait pas compte de la structure réelle des frais.

TranchePrincipe
Jusqu’à 5 000 kmMontant par km selon la puissance fiscale
De 5 001 à 20 000 kmFormule avec part variable et part fixe
Au-delà de 20 000 kmFormule dédiée selon la puissance fiscale

Exemple de calcul pour une voiture thermique de 5 CV

Un salarié parcourt 8 500 km à titre professionnel avec une voiture de 5 CV. On se situe dans la tranche de 5 001 à 20 000 km.

Formule 2026 : (d × 0,357) + 1 395 €

Calcul : (8 500 × 0,357) + 1 395 = 3 034,50 € + 1 395 = 4 429,50 €

Dans ce cas, l’indemnité kilométrique déductible ou remboursable ressort à 4 429,50 €.

La majoration de 20 % pour les véhicules 100 % électriques

Le barème 2026 prévoit une majoration de 20 % pour les véhicules 100 % électriques. Cette bonification s’applique aux voitures et aux deux-roues électriques. Les hybrides et hybrides rechargeables n’y ont pas droit.

Le calcul se fait en deux temps : d’abord le barème standard, puis l’application de la majoration. Sur le plan pratique, cette règle rend l’électrique plus favorable dans le calcul des frais réels, mais seulement si le véhicule est bien éligible et si l’usage professionnel est documenté.

Exemple de calcul pour une voiture électrique de 5 CV

Un salarié parcourt 12 000 km avec une voiture électrique de 5 CV.

Étape 1 : barème standard pour 5 CV entre 5 001 et 20 000 km

(12 000 × 0,357) + 1 395 = 4 284 € + 1 395 € = 5 679 €

Étape 2 : majoration de 20 %

5 679 × 1,20 = 6 814,80 €

Le montant retenu atteint donc 6 814,80 €.

Autre exemple pour une électrique de 6 CV

Avec 4 000 km parcourus, le calcul est plus simple : on reste dans la tranche jusqu’à 5 000 km.

Base : 4 000 × 0,665 = 2 660 €

Majoration de 20 % : 2 660 × 1,20 = 3 192 €

On peut aussi appliquer directement le coefficient majoré de 0,798 €/km, ce qui conduit au même résultat.

Ce que l’employeur doit vérifier avant tout remboursement

Les indemnités kilométriques ne s’appliquent pas dans tous les cas. Elles concernent le véhicule qui appartient personnellement au salarié ou au dirigeant, qu’il soit acheté, pris en leasing ou en LLD. Si le véhicule est immatriculé au nom de la société, le régime change : l’entreprise supporte ses frais, et l’utilisateur peut relever d’un avantage en nature pour ses trajets privés.

  • Véhicule personnel : IK possibles si l’usage professionnel est justifié.
  • Véhicule de société : logique de frais réels côté entreprise, avec sujet d’avantage en nature pour l’usage privé.
  • Trajets domicile travail : pris en compte dans certaines limites, sans obligation générale de remboursement par l’employeur.

Pour ne pas mélanger les sujets, gardez une lecture séparée des IK et de l’avantage en nature. Le premier relève du remboursement des frais professionnels. Le second touche à la rémunération en nature et à son traitement social et fiscal. Si vous pilotez une flotte, l’article sur l’avantage en nature véhicule 2026 vous aidera à sécuriser ce point.

Le bon usage du barème dans une politique auto

La stabilité du barème 2026 ne doit pas conduire à un automatisme. Un barème stable est utile, mais il ne remplace pas une analyse d’usage. Si vos collaborateurs roulent beaucoup, un remboursement aux IK peut devenir coûteux. Si vous cherchez de la prévisibilité budgétaire, la voiture de fonction reste parfois plus lisible. L’arbitrage dépend du kilométrage réel, du statut du collaborateur et du niveau de contrôle que vous souhaitez garder sur les coûts.

À retenir : le barème 2026 confirme une année de continuité. Pour les véhicules thermiques, la formule reste fondée sur la puissance fiscale et la distance. Pour les véhicules 100 % électriques, la majoration de 20 % reste un levier concret, sous réserve d’éligibilité et de justificatifs solides.

FAQ

Le barème kilométrique 2026 change-t-il par rapport à 2025 ?

Non. Le barème 2026 est reconduit à l’identique par rapport à 2025.

Les hybrides rechargeables bénéficient-ils de la majoration électrique ?

Non. La majoration de 20 % concerne les véhicules 100 % électriques, pas les hybrides ni les hybrides rechargeables.

Les péages et le stationnement sont-ils inclus dans les IK ?

Non. Ils peuvent être remboursés ou déduits en supplément, à condition de disposer des justificatifs.

Sources

1. Urssaf, barème des indemnités kilométriques 2026.