Les modèles primés en 2025 s’alignent sur les contraintes fiscales renforcées du malus 2026
Le malus écologique 2026 accentue la pression fiscale en abaissant le seuil d’application du malus CO2 à 108 g/km, contre 113 g/km en 2025. Cette mesure étend la portée aux trois quarts des véhicules thermiques neufs, soit 72 % des immatriculations (1). La particularité de la réforme est la double imposition : un malus CO2 à incidence progressive non linéaire et un malus poids dès 1 500 kg, lequel particulièrement affecte les SUV thermiques et hybrides lourds.
Les modèles lauréats des Automobile Awards 2025 doivent ainsi impérativement respecter ces seuils d’émissions et de poids. Sans cela, leur intégration dans les flottes risque d'entraîner une charge fiscale démesurée. Le plafond d’application maximal du malus atteint 80 000 € en 2026, un montant déjà conséquent, qui passera à 100 000 € en 2028. Ces montants pèsent lourdement sur les grosses motorisations, typiquement sportives et gros SUV.
Les véhicules entièrement électriques et à hydrogène, eux, bénéficient d’une exonération totale du malus CO2 et poids, positionnant ces motorisations comme incontournables pour la viabilité fiscale des parcs à moyen terme. Cette différenciation nette dit clairement que l’électrification s’impose désormais comme un standard pour les flottes face aux contraintes de 2026.
La fiscalité 2026 redéfinit la composition des flottes professionnelles et l’évolution des car policies
Une taxe annuelle double remplace la TVS et impose une nouvelle gouvernance
La suppression en 2025 de la Taxe sur les Véhicules de Société (TVS) introduit une double taxe annuelle ciblée sur les émissions CO2 et les polluants atmosphériques. Ce changement structurel oblige les gestionnaires à repenser profondément leur politique d’acquisition, s’orientant vers une réduction proactive de l’impact environnemental et financier (2).
L’impact des avantages en nature et la montée en puissance de l’électrique
La réforme rétroactive des avantages en nature (AEN) sur les véhicules de fonction depuis février 2025 alourdit la fiscalité des modèles thermiques. En conséquence, les car policies s’orientent nettement vers le 100 % électrique, qui limite la charge fiscale et optimise la compétitivité financière des flottes.
Des hybrides en déclin mais encore tolérés sous conditions sociales ou métier
L’abolition des avantages fiscaux pour les hybrides rechargeables (PHEV) réduit considérablement leur attractivité. Les hybrides non rechargeables (HEV/MHEV), bien que plus couteux fiscalement, demeurent autorisés mais généralement sous dérogation pour raisons sociales ou besoins métiers spécifiques. Une minorité de flottes résiste à cette tendance, intégrant encore des hybrides full hybrid dans un cadre pragmatique malgré les coûts (3).
Cette évolution illustre un basculement marqué : d’un côté l’obligation d’électrification accrue, de l’autre des adaptations pragmatiques dictées par les réalités métier et sociales, imposées par une fiscalité devenue pleinement punitive.
La double pénalité poids et émissions crée un mur fiscal pour les véhicules thermiques lourds
Le seuil poids abaissé élargit la zone taxable aux SUV compacts
L’abaissement du seuil de déclenchement du malus poids de 1 600 à 1 500 kg rend fiscalement plus risqués de nombreux SUV compacts, segment jusqu’ici très populaire et souvent privilégié par les managers. Ce changement ajoute une pression fiscale significative sur ces modèles, amplifiant les coûts d’acquisition et d’exploitation.
Une imposition cumulée aux montants dissuasifs
Le malus CO2 à 108 g/km, combiné à la taxe poids, peut occasionner des malus cumulés très lourds, rendant financièrement prohibitif le renouvellement ou l’acquisition de modèles thermiques lourds. Cette règle s’applique d’autant plus aux véhicules émettant plus de 192 g/km qui se heurtent directement au plafond maximal de 80 000 € en 2026.
Conséquences sur les segments sportifs et gros SUV
Ce mur fiscal cible en priorité les sportives thermiques et les gros SUV, marchés d’ordinaire peu sensibles à la fiscalité, désormais fortement découragés. Sur ces segments, le coût fiscal dissuade quasiment tout achat ou maintien.
Une charge multidimensionnelle difficilement contournable
L’amplification de la fiscalité via la combinaison poids, CO2, et polluants atmosphériques instaure une complexité multidimensionnelle. Cette situation crée un effet de seuil brutal qui modifie en profondeur le comportement d’achat et impose aux gestionnaires de flottes une révision complète des stratégies d’acquisition.
Ces contraintes renforcent l’exigence d’anticipation et rendent incontournable la sélection rigoureuse des véhicules à faibles émissions et poids optimisé (2).

L’électrification s’impose comme stratégie incontournable pour la viabilité fiscale et économique des flottes
Face à ces contraintes, la solution la plus viable sur le plan économique et fiscal repose sur l’électrification. Les véhicules électriques présentent un coût total de possession (TCO) inférieur de l’ordre de 20 à 25 % sur 4 à 5 ans par rapport à leurs équivalents thermiques, garantissant ainsi un avantage durable (4).
En combinant ces modèles à des incitations fiscales ciblées telles que le suramortissement pour les véhicules électriques et hydrogènes, les entreprises peuvent optimiser la rentabilité globale de leur flotte tout en réduisant leur empreinte carbone.
Une révision des car policies, avec simulation TCO segmentée, devient indispensable pour orienter les acquisitions vers les modèles les plus adaptés aux usages spécifiques. L’accompagnement des collaborateurs dans la transition, à travers des actions pédagogiques dédiées à la mobilité électrique, aux usages de recharge et à la gestion des contraintes (notamment liées à l’autonomie), est également un facteur clé de succès.
- Installer des bornes de recharge à haute tension adaptées aux besoins de la flotte.
- Organiser la rotation des accès aux bornes pour éviter la saturation des infrastructures.
- Limiter la recharge des véhicules personnels afin de préserver les capacités pour les véhicules de fonction.
- Surveiller et analyser les profils d’utilisation pour maximiser la rentabilité et optimiser la gestion des ressources.
Ces bonnes pratiques font partie intégrante d’une démarche pragmatique alliant contraintes réglementaires et exigences opérationnelles.
La gestion technique et réglementaire des flottes devient un enjeu complexe nécessitant un pilotage expert
La complexité croissante de la fiscalité auto, accentuée par le durcissement des malus et des taxes, impose aux gestionnaires de flottes une vigilance constante et un pilotage expert afin d’éviter des impacts financiers négatifs. Le recours à des spécialistes en fiscalité et gestion de flotte, tels que Ayvens ou Holson, facilite cette adaptation en apportant une expertise pointue sur la réglementation et les meilleures pratiques.
Comment anticiper les impacts financiers du malus CO2 et poids ?
Il convient de réaliser des diagnostics précis et des simulations dynamiques du TCO sur les différents segments de véhicules. Cette démarche prévisionnelle permet d’anticiper au mieux les renouvellements à moyen terme et d’ajuster la politique d’achat pour bénéficier au maximum des incitations fiscales.
Quelle gestion efficace de la recharge électrique en entreprise ?
La mise en place de règles strictes d’accès aux bornes est indispensable. Cela passe par une priorisation des véhicules de fonction et une organisation rigoureuse de la maintenance des infrastructures, afin d’éviter les goulots d’étranglement et de garantir une disponibilité optimale.
Les marges de manœuvre des hybrides dans le nouveau contexte ?
Les hybrides rechargeables perdent leur attrait fiscal et les hybrides non rechargeables restent tolérés dans des cas spécifiques. Leur intérêt global est donc limité, avec une fiscalité qui tend à les aligner sur les thermiques classiques, réduisant ainsi leur présence dans les futures flottes.
Quels freins subsistent à l’électrification complète ?
Le principal obstacle reste les gros rouleurs effectuant des kilométrages élevés. Toutefois, les progrès techniques en autonomie (sur certains SUV B et C dépassant 400 à 600 km WLTP) et les expérimentations récentes, notamment avec des Volkswagen ID.4, démontrent la faisabilité économique et opérationnelle de l’électrification même sur ces profils exigeants.
Sources
- blog.autosphere.fr - Malus écologique 2026 : https://blog.autosphere.fr/malus-ecologique-2026
- ulys.com - Fiscalité flotte automobile 2026 : https://ulys.com/professionnel/blog/fiscalite-flotte-automobile-2026-nouveautes-impacts
- journalauto.com - Car policies 2026 : https://journalauto.com/journal-des-flottes/car-policies-2026-les-flottes-au-pied-du-mur
- beev.co - Fiscalité automobile 2026 : https://www.beev.co/blog/fiscalite/fiscalite-automobile-2026-ce-que-le-plf-change-pour-les-vehicules-dentreprise-et-les-flottes